Indispensable pour une lutte efficace contre le varroa.
Le traitement hivernal à l’acide oxalique par sublimation s’impose aujourd’hui comme l’une des méthodes les plus efficaces pour lutter contre varroa destructor, parasite responsable de l’affaiblissement des colonies. Réalisé à un moment où les colonies sont dépourvues de couvain, ce traitement cible directement les varroas phorétiques qui se trouvent alors sur les abeilles et sont donc exposés à la molécule.
Au RER, depuis bientôt 10 ans, nous utilisons des Sublimox : fiables, réparables, rapides et conçus pour un usage intensif, ils permettent de chauffer l’acide oxalique dihydrate jusqu’à son point de sublimation, le transformant ainsi en une vapeur fine et homogène. Celle-ci se diffuse dans l’ensemble de la ruche, se dépose sur les abeilles et agit par contact. L’intervention est brève : environ 30 secondes. Deux passages sont effectués à 5/6 jours d’intervalle.
De nombreuses expérimentations ont montré que la sublimation à l’acide oxalique permet une chute significative de varroas, souvent supérieure à 95 %, lorsqu’elle est appliquée correctement. Son efficacité, sa simplicité d’utilisation et son faible impact sur les abeilles en font un traitement de choix. Beaucoup d’apiculteurs, notamment en bio, le considère comme indispensable pour aborder le printemps avec des colonies saines, dynamiques et capables de redémarrer la saison dans les meilleures conditions.
Avant toute sublimation, il est indispensable de fermer l’entrée de la ruche. Cette opération, effectuée juste avant le traitement, limite les pertes de vapeur et permet au nuage d’acide oxalique de rester dans le volume du corps de ruche le temps nécessaire à son dépôt. Pour la même raison, l’usage de plateaux Nicot ou de tout fond équipé d’une plaque amovible étanche est fortement recommandé.
Bien entendu nous préconisons de porter des équipements de protection individuels; à savoir lunettes, gants et masque de type FFP3.
Afin de simplifier les opérations, de plus en plus d’apiculteurs choisissent de percer un trou de 6 mm à l’arrière de la ruche dans lequel sera introduit la buse de l’appareil. Une cheville avec un petit piton, permettant de la retirer facilement, bouche ce trou pour éviter que les abeilles ne le propolise.
Dans le cadre de la lutte biotechnique contre la varroa, le Rucher École de Rocamadour met à disposition de ses adhérents 7 Sublimox et 4 groupes électrogènes. La réservation de ces matériels se fait en ligne dans l’espace adhérents.